Quatre conseils yogiques de saison : anti-morosité garantie !

January 15, 2016

 

Dur dur ce début d'année. Les mauvaises nouvelles qui s'accumulent, les personnes chères qui partent bien trop vite Les vacances qui sont loin, trop loin. Les journées qui n'ont que 24h et qui me frustrent, tellement je voudrais faire tout ce qui me tient à cœur après ma journée de boulot et de maman : yoguer, écrire, lire, bouger, cuisiner... Bref, comme tout le monde, ça ne passe pas, même en poussant les heures très tard le soir, il reste surtout de la fatigue.

 

Alors comme toujours, mon premier remède anti-morosité, c'est d'écrire. J'écris partout, tout le temps, sur tout. J'ai plein de recueils à la maison qui veillent généreusement sur tous mes états d'âme qui fourmillent, mes séances de yoga trop courtes, mes projets impatients. Alors, pour cet article de rentrée, je souhaite écrire sur la simplicité, et comme toujours également c'est le yoga et sa philosophie qui m'inspirent en ce sens.

 

Qu'est ce que le yoga pourrait-il donc nous dire pour nous permettre :

- de dire « chut » à la tête qui parle toute seule,

- de garder l'énergie qui s'enfuit dans le froid et les trépidations de la vie quotidienne.

- et surtout, de garder un vrai sourire, pas que sur les lèvres, mais également partout à l'intérieur de nous.

 

Voici ce que je nous propose : du yoga, donc, mais aussi plein de petites pensées et des conseils pratiques qui remettent les choses de la vie à leur place, et nous avec.

 

-Prendre soin de son intérieur

 

 

En ces temps de grisaille et de froidure, nul complexe à rester à l'intérieur, dans notre chez nous. Profitons-en pour en prendre soin. D'y arrêter le temps et de le bichonner. Car à travers le chez-soi, c'est le Soi dont on vient prendre soin. J'ai souvent constaté que quand les bouquins, la vaisselle, le linge et la poussière commencent à me faire de l'oeil en s'accumulant, je me sens « brouillon », grise et assez nerveuse. Je n'arrive pas à me poser. En termes d'énergie, comme on dit dans le yoga « ça ne circule pas très fort ». En avez-vous déjà fait l'expérience ?

Dans les règles de vie, les Yamas, le yoga présente la pureté (« Shauca ») comme fondamentale.

Cela passe par notre environnement physique. Avez-vous déjà entendu parler du Feng Shui ? On passe de l'Inde à la Chine, mais l'énergie est la même ! C'est un art de vivre qui favorise l'harmonie avec son environnement. Une tradition millénaire qui nous donne des conseils d'aménagement de l'espace, de façon à rendre efficace la qualité de l'Énergie, le Chi, et d'améliorer sa qualité de vie. Mélange de symbolisme, de tradition et de bon sens, c'est une forme de sagesse, un usage subtil des vibrations de l'Univers.

Pour atteindre l'équilibre, il est nécessaire de réguler le Chi, de le faire circuler positivement. Dispersé, il ne sert à rien et le désordre apparaît. Stagné, il peut devenir mauvais. Par le respect de quelques conseils très simples, on peut atteindre le Tao, le principe d'harmonie. L'équilibre entraîne l'harmonie, et l'harmonie entraîne le bien-être général.

 

Commencez par débarrasser votre habitat de tout objet symbolisant la mort, la tristesse, la perte, l'abandon, l'agressivité... Préférez les objets qui vous procurent sérénité et prospérité, qui inspirent l'amour, la joie et la santé. Libérez-vous des choses qui vous encombrent : vêtements usés, et tous ces micros-objets qui ne servent à rien mais qu'on stocke avec une grande attention... Triez ainsi chaque pièce, de la cave au grenier : un premier souffle de bien-être traversera votre chez-vous, pour votre plus grand bien-être personnel. Cela vous donnera également envie de prendre soin de vous.


 

-Ralentir ...

 

 

Là dessus, je suis complètement inspirée par un bouquin que j'ai dévoré il y a peu. « Et si je prenais mon temps », de Catherine Berliet, aux éditions Eyrolles. Accomplir la moitié de ses actions actuelles en ne gardant que les plus importantes et urgentes, et les faire à fond. Pour les autres, accepter de les déléguer ou de les différer. Se reconstruire un capital temps, au boulot, à la maison. Oser dire non au collègue qui vient se poser devant son bureau pour raconter son week-end pourri avec sa belle-mère, sans qu'on l'y ait invité. Entamer une diète du « faire », apprécier l'immobilité, le « rien faire », l'instant présent. Simplifier, aller à l'essentiel. Dans les Yamas, du yoga c'est le précepte de non-violence (« Ahimsa »), qui permet de désigner cette idée. Refuser de faire violence en voulant agir en tout temps, en tout lieu agir, faire. Aimer ce qui est, traverser lentement les difficultés et les activités quotidiennes avec plus de lâcher-prise.

Pour se familiariser avec cette nécessaire suspension du temps, faites l'expérience suivante. Au tout début ou après une journée à courir partout, trouvez 10 minutes pour faire un check-up complet. Assis ou allongé, orientez une douce lumière à l'intérieur de vous, pas trop forte, juste pour voir comment vous vous sentez, observer les contrariétés, les tensions et leur localisation, la fatigue éventuelle ou au contraire l'enthousiasme. Prenez acte avec bienveillance. Accordez-vous un temps d'écoute et de calme intérieur, sans jugement.

 

Les postures du yoga peuvent également nous aider à cela. Certaines favorisent le repli sur soi, sur son intériorité. Par exemple, la posture de l'enfant « Badasana »: assis sur les talons (mettez un coussin entre vos fessiers et les pieds si ça tire trop sur les genoux), ventre contre cuisses, front au sol, les bras le long des jambes, le dos des mains au sol derrière les pieds. Restez ainsi plusieurs minutes, en vous concentrant sur votre respiration et sur la visualisation d' une sphère toute ronde, enveloppante, pleine d'un espace très doux. Acceptez l'immobilité, l'arrêt des pensées, le temps suspendu, et l'espace qui s'ouvre ainsi à vous progressivement.


 

- Cultiver la joie :)

 

 

Pas facile de trouver des parcelles de joie et de plaisir lorsqu'on a à peine le temps de manger, dormir, et vaquer à ses occupations qu'on aura pris le soin de prioriser avec le 2ème conseil ! Pour surmonter cette frustration, je mets en application l'idée que ça n'est pas la quantité de joie dans une journée qui compte. C'est plutôt la capacité que l'on a à savoir s'y relier quand on en a besoin. Savoir reconnaître chaque jour le moment et l'occasion de s'en faire le cadeau : s'inspirer du rire de son enfant, se perdre dans la beauté d'un élément de la nature, écouter une musique qui nous fait vibrer, cuisiner.... tout ce que vous voulez, à condition de s'y abandonner complètement, de retrouver le plaisir des toutes premières fois. Mon fils m'inspire beaucoup dans ce domaine là lorsque je vois sa joie au contact de toutes petites "choses": le soleil qui laisse des lumières merveilleuses lorsqu'il part se coucher, la magie d'un sapin de Nôwel, le chat qui vient nous accueillir avec un ronron bienveillant...

 

Côté yoga, cette recherche est synthétisée par le précepte du contentement (« Santosha »). Dans les postures, je retrouve cette énergie de la joie avec des postures d'ouverture du cœur et de la poitrine. Par exemple, la posture de la fente basse (« Ashwa Sanchalasana ») : le pied est placé entre les deux mains au sol, la jambe opposée est allongée derrière, avec le genou qui repose au sol. En ouvrant les bras sur le côté comme si je voulais embrasser le monde entre mes bras, et en tenant la posture pendant plusieurs minutes, on retrouve cette sensation de gratitude, d'ouverture au monde et de confiance. Au quotidien, on peut faire appel à cette sensation, et cela permet de déconnecter de situations très pesantes.

 

- Gagner en énergie !

 

 

Cela signifie à la fois d'éviter les fuites inutiles d'énergie, mais également de bien s'approvisionner !

Éviter les fuites d'énergie en sélectionnant ses activités, en s'octroyant davantage de sommeil, en coupant le flux des informations qui nous entourent de toute part et qui nous sur-sollicitent, être à l'écoute de notre corps et de ses limites pour repousser une invitation, une activité professionnelle, ou tout simplement une discussion. Être avec soi son meilleur ami et lui prodiguer une attention de tous les instants, empreinte d'une grande générosité, sans limite ni culpabilité.

Pour bien s'approvisionner en énergie, laissez parler la créativité de votre enfant intérieur. Bougez quand vous sentez que votre corps le réclame. Diversifiez vos activités et délestez-vous de la sortie routinière. Mobilisez vos cinq sens aussi souvent que vous le pouvez. Par exemple, lorsque vous marchez, profitez-en pour prendre conscience de toute l'énergie qui circule autour de vous, sous la forme des sons, des couleurs, des odeurs, des textures … Soyez ce spectateur qui découvre comme pour la première fois le spectacle de la vie, juste en le ressentant à travers vous-même. On ne se sent que plus vivant.

Enfin, prenez soin de ce que vous mettez dans votre assiette en qualité et en quantité. Même si vous aimez la viande et que vous ne voulez absolument pas sombrer dans le végétarisme, je vous conseille quand même d'ouvrir un bouquin sur ce mode d'alimentation. Il y a plein de découvertes à faire sur des aliments et recettes méconnues, et pourtant très précieux pour notre équilibre alimentaire et notre bien-être !

 

Pour le yogi, cette énergie, on la trouve par le « Tapas », la pratique assidue des postures, des bandhas (verrous de l'énergie) exercices de respiration et de concentration. Le « tapas », ça n'est pas l'apéro espagnol, même si c'est aussi bon au final ! C'est la conservation, le maintien de notre feu intérieur, de notre énergie vitale, qui a naturellement tendance à s'évaporer à l'épreuve du quotidien. De nombreuses postures permettent de garder en nous l'énergie dont nous avons besoin. Je vous propose de tester la posture de la planche latérale, que je vous présentais dans mon précédent article sur la persévérance. On en retire une belle énergie, qui ne part pas dans tous les sens. Une pure énergie, vigoureuse et déterminée.

 

Voilà un concentré de plein d'idées, depuis les petites choses du quotidien jusqu'aux postures de yoga. Je suis convaincue qu'avec un peu d'attention portée à soi, à son corps du jour, à ses véritables besoins, on peut commencer tout doucement à mieux gérer cette morosité chronique. Le yoga est un merveilleux compagnon pour nous aider en ce sens, dans les préceptes qu'il nous soumet et dans l'exercice des postures.

 

Alors, par quoi allez-vous commencer ?

 

 


 

 

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